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Champion

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plumedephenix

Description :

Bienvenu dans mon royaume, celui de la plume du phénix, là où magie et aventures sont au rendez vous... ici je vous livre mes oeuvres, mes nouvelles, petite où longue, venez les découvrir, venez joué au basket avec David ou enquéter avec les cousins...

°Oo@~@~@~@~@~@oO°

Bienvenu dans mon chateau...

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°oOo°~@~°oOo° My blog °oOo°~@~°oOo°

voilà sur ce nouveau blog je vous présente mes oeuvre qui sont un peut plus longue que sur ecrit-du-69...
plongé dans l'univers des nouvelles, du policier, de l'aventure, et parfois du réalisme...
v
ibré avec nous, on vous attend...
bien
entendu, ma dyslexi ne c'est pas encore évaporé donc ne vous atendez pas a ce que mes textes soient sans fautes...
v
oili voilou, bonne lecture
v
ous entrez dans mon royaume, celui du chateau merveilleux de L'Alchimiste...
des textes, des traques, et beaucoup d'humour...
suro
ut ne vous endormez pas, vous risqueriez de pedre la trace du démon...
e
t qui sait, de vous faire attaqué.


Tout droit réservé à Joanne
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#Posté le vendredi 13 juillet 2007 06:50

Modifié le lundi 06 avril 2009 13:05

°oOo~oOo° Mon chateau °oOo~oOo°

Vous venez d'entré dans un royaume bien sombre... un royaume magique, remplis d'embuche, de fossé, de croquodile près a vous mangez à la permière occasion... les histoire que vous allez lire ici, est un mélange de nouvelle bien posé et d'improvisation... ici, s'ouvre devant vous la porte des myster, derrière un monde envoutant vous attend, celui de l'imaginaire, celui de l'écriture... là où plume et encier cohabite... du moins, lorsque l'encier est plein, car lorsqu'il se vide, la plume se désèche et se meur...
m
ais vous avez de la chance, car pour le moment, l'encier est plein, les bougie sont neuve, et le plume un peut folle...
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#Posté le vendredi 13 juillet 2007 06:51

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 09:46

~O°O~ Ma première histoire ici : ~ Champion ~ ~O°O~

~ Champion ~


Je cour
s... je cours jusqu'à l'épuisement, je cours sans jamais m'arrèter, sans jamais me retourner je cours vers mon futur, vers la victoire. Le ballon rebondit, une fois, deux fois je shoote mon lancer franc... et je marque ! Levant les bras au ciel, laissant éclater ma joie, je cours je vole, j'embrasse mes amis qui me portent en triomphe... avant, j'étais comme ça, mais j'ai changé... ou plutôt je suis redevenu moi...
Je me souviens
, avant de commencer à jouer dans l'équipe du basket du lycée, j'étais également très populaire, j'avais plein d'amis, et je ne me posais pas de questions, je jouais et je rigolais tout simplement... on me respectait à la cité et beaucoup de jeunes m'admiraient... je me souviens d'un garçon qui me suivait partout... ou du moins je m'en souviens a présent, car grâce à lui je suis redevenu moi...
Dans le monde d
'aujourd'hui il y a beaucoup d'enfants qui aimeraient pratiquer un sport, du foot, du basket... mais parfois surtout dans les cités comme celle dans laquelle je vivais avant, les parents n'ont pas toujours de quoi payer ce rêve à leurs enfants... ceux-ci finissent malheureusement par voler, dégrader, agresser la population...
Je
dois avouer que lorsque je suis arrivé dans l'équipe j'ai un peu oublié tous ces problèmes... je ne m'en préoccupais plus, je peux le dire je m'en fichais littéralement. J'étais sans doute un peu égoïste, mais on réagit malheureusement tous ainsi, c'est vrai vous pouvez l'avouer vous aussi, vous vous fichez de ce que peuvent faire les autres tant que ça ne vous atteint pas et que l'histoire ne vous conserne pas vous ne vous en préoccupez pas, vous vivez votre vie c'est tout. Vous entrez dans le cercle de ceux qui ont et vous n'imaginez même pas comment pourraient être ceux du cercle de ceux qui n'ont pas.
On e
st tous pareils !
Mai
s moi je n'étais pas seulement comme ça, je jouais, je gagnais, j'aimais ça et je me fichais du reste et des autres... c'était ma victoire. Mais je n'ai pas toujours été comme ça... non je vous assure c'est vrai ! J'ai vraiment changé lorsque j'ai fait une rencontre inattendue... je sortais de mon entrainement, lorsque ce petit gars de 13 ans que je n'avais pas revu depuis tellement longtemps que je ne me souvenais même pas le connaître, m'a accosté. J'ai honte de le dire aujourd'hui mais je ne l'ai ni reconnu ni respecté. J'avais 17 ans, j'étais le champion de mon école... lorsqu'il est venu vers moi avec son sourire d'ange, je lui ai simplement répondu froidement :
- Dég
age de là, je signe pas d'autographe après 18h.
Oui bon je sai
s, je me prenais un peu trop au sérieux à l'époque... aujourd'hui, je regrette. Le sourire du garçon a vite disparu, il me regardait, malheureux. J'ai donc ajouté :
-
Allez p'tit rentre chez toi.
Le gars m'a
regardé de nouveau, puis avec un petit sourire rusé il m'a répondu :
- J'habite à
la cité Grobet, et j'ai qu'une seule envie c'est de jouer au basket...
Je l'ai dév
isagé, Grobet... je la connaissais comme ma poche cette cité, j'y avais passé une bonne partie de ma vie... mais je ne faisais plus partie de ce monde.
- Il fait nui
t, rentre chez toi, le ballon et le champion ont besoin de se reposer.
- Je m'en f
iche qu'il fasse nuit, et passé un moment* tu t'en fichais aussi, tu jouais jusqu'à pas d'heure, à faire vibrer le c½ur de tes spectateurs, et de tes joueurs.
Là c'é
tait à mon tour de le dévisager, qui était ce garçon qui savait tellement de choses sur mon passé à la cité...
Je me suis co
ntenté de le dépasser et de continuer mon chemin. Les mains dans les poches, je suis rentré chez moi, le sac sur les épaules, les écouteurs de mon MP3 dans les oreilles, chantonnant sur un air entraînant...
Je suis entré dans l
a banlieue, j'ai mis les mains derrière la tête en marchant sur le trottoir. J'ai bifurqué à droite puis je suis entré chez moi. J'habitais dans une grande maison avec garage et jardin... quelques années plus tôt on n'aurait jamais imaginé s'offrir une telle demeure. Pourtant quand j'ai commencé à me faire connaître en tant que basketteur, mes parents se sont serré la ceinture pour que l'on vienne habiter ici. Ils voulaient le meilleur avenir pour moi. À l'époque mon père était au chômage... mais à présent ça va, il a retrouvé du travail et on vit assez bien. La menace de retourner à la cité Grobet s'était dissipée.
De retour à la
maison je me suis précipité sur mon ordi, l'ai allumé, il c'est mis en route pendant que j'allais allumé ma chaîne je me suis assis devant mon bureau et j'ai passé une bonne partie de la nuit derrière mon écran, à regarder des vidéos, à catcher à glandouiller quoi...
Au petit matin seulement je me suis allongé sur mon lit, j'ai fermé les yeux pour me réveiller à 14h. ( Ce jour là nous n'avions pas cours.) Comme d'habitude ma mère est un peu partie après parce que je m'étais encore couché trop tard ; je me suis contenté d'esquiver le sermon et d'aller à mon entraînement.
Depuis tout petit je joue au basket, déjà à Grobet je jouais avec les plus grands, défiant les plus téméraires.
Je dribblais
, faisant rebondir le ballon, le passant entre mes jambes, feinte et shoot !
A cet
te époque je m'amusais bien, j'adorais ça, je jouais... pour jouer, pour m'amuser. Je gagnais souvent, mais peu m'importait, on était ensemble...

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#Posté le samedi 14 juillet 2007 12:12

Modifié le samedi 14 juillet 2007 13:06

~ Champion ~ (suite)

Aujourd'hui tout a changé, il faut gagner, gagner à tout prix... et je gagnais, j'aimais ça... enfin, c'est pas pour autant que j'étais heureux... je crois qu'avant cette rencontre avec Eric, j'avais oublié la véritable raison pour laquelle je jouais au basket... parce que j'aimais ça, un ballon entre les mains, sur un terrain, l'adrénaline qui monte, le plaisir de s'amuser, de prendre un ballon et de l'envoyer dans le cercle... j'aimais ça.
Quand je su
is arrivé devant le gymnase, tout le monde était agglutiné devant les portes.
- Que se passe t-il
? ai-je demandé.
- Il n'y a pas
d'entraînement, la salle est prise, a répondu l'un de mes camarades.
- On a qu'à aller sur le terr
ain du square, a proposé un autre.
On a tous trouvé cette idée gé
niale, et on y est allé, enfin moi je la trouvais pas si géniale que ça... on parlait tous du prochain match du lundi soir, de l'arme secrète que l'on avait mise au point. Puis on est arrivé sur le terrain, il était un peu misérable, mais super pour s'entrainer. Le seul problème, c'est qu'il était déjà occupé...j'aurais dû m'en douter. Des mômes de la cité Grobet y jouaient...
Ah, je ne v
ous l'avais pas précisé ? Ce terrain était le territoire de la cité Grobet, c'était l'endroit où, gamin, je m'amusais pendant des heures, et où j'ai passé les meilleures années de ma vie. Devant nous, en groupe, les jeunes de la cité nous toisaient, j'y reconnus le garçon qui m'avait accosté la veille, il détourna la tête...
- Tirez vous de là les mioches,
a lancé Ralf notre ailier.
Les g
amins se sont rebiffés, les plus vieux se sont, eux, avancés.
Jul
ien, l'un d'eux, nous regarda de haut ; dans le passé, je le connaissais bien Julien, il était mon meilleur ami. Mais ces temps-là étaient lointains à présent.
- Q
u'est-ce que vous voulez ? demanda-t-il, un ballon entre les mains, le ton calme.
- On veut le te
rrain, a lancé Ralf.
Sentant que
la converation tournait mal, je me suis avancé, prenant la parole.
- Salut Julien ! On aimerait ut
iliser le terrain pour s'entraîner.
- Ce terrain est déjà occupé,
retournez dans vos quartiers les gosses de riches ! s'est écrié un des amis de Julien.
Avant que
vous ne vous posiez la question, non, on n' était pas des gosses de riches, mais quand on vit dans la cité, tous ceux qui n'y sont pas sont riches.
Julien a levé l
a main, ramenant le calme sur ses rangs.
- Cassez-vous, a dit Jul
ien, ici le terrain est à nous, et toi, a-t-il ajouté en s'approchant de moi... je ne veux plus te voir ici, tu n'es plus le bienvenu. Puis il m'a poussé sans pitié. Je suis tombé sur les fesses, regardant toujours Julien dans les yeux, mes amis m'aidèrent à me relever et on est repartis, sans quitter le groupe adverse des yeux. Je saurais pas comment vous l'expliquer, mais le comportement de Julien m'avait déçu.
Ce soi
r-là, je me suis couché tôt, allongé sur mon lit, le regard fixés au plafond, regardant les heures passer. Je n'arrivais pas à dormir. Je me suis donc levé, faisant signe d'allumer mon PC*. Mais au dernier moment, je retins mon geste et je suis allé m'habiller, j'ai pris mon ballon, puis sans un bruit, j'ai quitté la maison, me dirigeant vers le square. Je sais, ma décision peut vous paraître bizarre mais j'avais une envie folle d'aller là-bas.
J'ai co
mmencé par shooter deux ou trois paniers, puis j'ai commencé à courir, je me suis défoncé. Mon but premier n'était pas de marquer, mais bien de me défouler, d'évacuer toutes mes forces contre le panier. Lorsque je suis arrivé au stade de la fatigue physique, je me suis arrêté, m'allongeant au sol sur le goudron tiède, à regarder les étoiles. Je suis resté ainsi pas mal de temps, puis j'ai entendu des bruits, des éclats de voix qui approchaient. Au départ, je ne m'en préoccupais pas, puis lorsqu'un des gars, m'a demandé d'une voix forte ce que je faisais ici, je me suis relevé et les ai regardé.
- On avait pourta
nt dit à Julien que tu n'étais plus le bienvenu ici, a dit l'un des colosses en s'avançant vers moi...
- Je... alors Julien ne m'av
ait pas repoussé de son plein gré ? Ah, je ne faisais que jouer au basket, le terrain est à tout le monde...
Les quatre hommes n'o
nt rien voulu savoir, ils se sont avancés vers moi, l'un d'eux est venu par derrière, puis il m'a soudain empoigné par la taille, m'empêchant de bouger, tandis que les autres... enfin, je ne vais pas vous faire un dessin, j'ai morflé.
Lorsque j'ai rouvert les y
eux, j'étais allongé sur un lit, l'air un peu perdu, mais j'ai reconnu très vite, j'étais venu tellement de fois ici...
- Ça va all
er ? m'a demandé la voix de Julien à côté de moi.
- Je semble to
ujours en vie, alors je dirais que oui.
Julien eut un sourire, et
me dit :
- Je t'avais prévenu qu
e tu n'étais plus le bienvenu ici. Imagine-toi ce qui se serait passé, si on ne les avait pas fait fuir...
- Dans ce cas je dois v
ous dire merci ?
Julien ne répon
dit pas.
- Qu'est-ce que tu faisa
is sur ce terrain en plein milieu de la nuit ? a t-il demandé.
-
Je n'arrivais pas à dormir, ai-je répondu en haussant les épaules, comme si tout ça semblait normal. Je me suis assis sur le bord du lit, tous mes membres étaient douloureux.
- Et quand tu n'arriv
es pas à dormir, tu vas te faire passer à tabac, cool, mais que ça ne devienne pas une habitude, je serais pas toujours là.
- J'av
ais besoin de me défouler et de réfléchir, de jouer au basket...
- Ouais...
À ce moment là, quelqu
' un vint frapper à la porte, Julien est allé ouvrir et l'un de ses potes est arrivé en trombe.
-
Cette nuit le... qu'est-ce qu'il fait là lui, tu l'as ramené chez toi ? s'est-il exclamé outré, en me voyant.
- Rien, a répondu Ju
lien.
- Qu'est-ce qui s'est pass
é cette nuit ? ai-je demandé.
- T
u dois le savoir, puisque c'est toi et tes copains qui avez dégradé le terrain.
- Quoi ? me suis-
je exclamé en me relevant avec difficulté.
- David est resté avec
moi tout le reste de la nuit, et tu étais avec moi quand nous l'avons trouvé, le terrain n'était pas dégradé.
- Je m'en fiche, ce
sont ses amis, il est également responsable.
- Attends avant de n
ous juger, si ça se trouve ce ne sont même pas eux, d'ailleurs je suis sûr qu'ils en seraient incapables.
- Comment peux-tu en êtr
e sûr ? m'a demandé Julien.
Je n'
ai pas répondu et me suis contenté de les suivre jusqu'au square. Les paniers étaient tagués et décrochés, les lampadaires brisés, et le sol rempli de tags et de dessins insultants.
Je ne suis pa
s resté après ça, Julien m'a conseillé de partir avant que les autres n'arrivent, je n'en avais pas très envie, mais il avait raison, partir était plus judicieux pour le moment. Ce jour là, je restais tout le reste de la journée allongé, mes membres étaient trop douloureux, et mes parents trop inquiets.
Le lendemain, on étai
t lundi, et le jour d'après serait le grand jour, notre match. Pour l'occasion tous les cours finiraient à 15 h. Mais pour le moment, il restait à nous entraîner : on voulait être prêts, prêts pour gagner ! On a couru autour du terrain 10 bonnes minutes, puis on s'est arrêtés reprenant notre souffle, pour s'étirer. L'ambiance était à son comble, on était tous surexcités, mais on devait garder notre calme. Mon mot d'ordre : ne pas partir gagnant... mais je dois avouer que j'étais ailleurs, je ne pouvais penser au match, pas après ce qui s'était passé la veille. On était tous en train de faire des doubles pas, moi je n'en avais pas marqué un seul.
- Qu'est-ce qui t'arrive vieux
? m'a demandé Zac, un de mes camarades.
- Le terrain de la cité
a été vandalisé...
- Ouais... c'e
st bien fait pour eux, ils n'auraient pas dû nous chercher et s'en prendre à toi !
- Quoi ? Atten
ds, tu... tu veux dire que c'est vous qui avez fait ça ?
Zac était
parti et n'avait même pas entendu ma question, mais Robin, juste derrière moi, me répondit :
- I
ls ne se prendront plus pour des boss maintenant...
Alors là ! Je
ne pouvais plus respirer, plus bouger, j'étais comme figé, j'étais pâle, je n'allais pas bien du tout. Le ballon m'a échappé des mains, j'ai dû me plier en deux, le souffle haletant. Au fond de mon c½ur un poids pesait lourd, j'avais mal, mal à la tête, mal à l'estomac, et mal au c½ur. Je réprimais un haut-le-c½ur.
- Ça va
aller David ? m'a demandé le coach en venant me voir.
- Je... je
ne me sens pas bien... pas bien du tout.
- Tu devrais peut être
rentrer chez toi et te reposer, tu dois être en forme pour demain.

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#Posté le samedi 14 juillet 2007 13:14

oO°~ Champion ~°Oo (suite)

Je n'entendais pas ce qu'il disait, je me contentai d'aller en silence en direction des vestiaires, j'ai pris mon sac et suis parti, le regard vide, sans expression ; je n'en croyais pas mes oreilles et mes yeux... comment avaient-ils pu ? Je les avais défendus, j'ai pris leur défense ! Et je me suis trompé... comment avaient-ils pu me tromper à ce point... je suis déçu, j'avais confiance en eux, ils m'avaient trahi... je ne savais plus quoi faire ni quoi dire.
En r
entrant chez moi je suis passé devant le square... je ne sais pas trop pourquoi ce jour-là... d'habitude je ne passe jamais par ce coin c'est beaucoup plus long, et puis c'est vrai que ça faisait très longtemps que je ne fréquentais plus la cité. Je m'apprêtais à dépasser la petite rue lorsque j'ai changé d'avis, je revins sur mes pas et m'engouffrai dans la rue. On avait une immense vue sur la cité qui se trouvait derrière. Autour du terrain il y avait peu d'herbe, et le terrain lui-même ne ressemblait plus à rien. Des jeunes se mobilisaient pour frotter le sol et les paniers mais il n'y avait pas grand chose à faire, ça ne voulait pas partir, faudrait frotter longtemps. Je suis resté là à regarder ces mômes se défoncer à remettre leur terrain en état un bon moment... c'est le c½ur serré que je voyais ce qu'était devenu mon terrain... je ne le supportais pas. Aujourd'hui ce terrain que je considérais comme mon jardin secret étant petit n'était plus rien, tout ça à cause de personnes que je considérais comme mes amis. J'avais mal, mal au fond de moi, un vide immense au fond de mon c½ur... plus rien ne serait comme avant. Comment avais-je pu devenir ami avec des gars comme ça ?! Ok, les gars de la cité n'étaient pas des anges, mais ils ne s'en prenaient à personne sans raison, s'ils agressaient c'était seulement de la défense, Julien mettait un point d'honneur à faire respecter ça. Maintenant, vous allez me dire, mais qu'est-ce qu'il délire ce gars, il s'est fait passer à tabac et défend ses agresseurs ?! Il est frappa dingue ! Eh bien non, je connais juste la cité ! Ce ne sont pas des amis de Julien, les gars qui s'en sont pris à moi, loin de là. Ces gars-là ne traînaient pas avec la bande à Julien, et de toute manière, il ne l'aurait pas accepté. Ces types n'étaient pas vraiment des amis de mère Térésa, s'ils avaient déjà tué un mec ça ne m'aurait pas étonné, et là vous vous dites : eh bien il est revenu de loin le p'tit basketteur, et vous auriez raison, parce que j'aurais vraiment pu mourir ce soir là, rien que d'y penser, j'en ai des frissons.
J'ai
regardé ce spectacle quelque temps encore puis tout le monde a commencé à quitter le terrain, c'est alors que Julien m'a vu, il est venu me voir...
- Tu me file
s un coup de main ? a demandé Julien.
- Je... je
me sens pas bien, je passerai demain, ai-je dit en m'éloignant, puis je me suis arrêté. Je croyais que je n'étais pas le bienvenu ? ai-je fait remarquer, troublé.
- Oui, parce qu
e pas une seule fois tu n'es revenu nous voir... tu nous manques, David, nos parties incroyables me manquent. Maintenant regarde tout ça, ils savent que tu n'y es pour rien, tu es un chic type. Tu as changé, c'est vrai, tu t'es éloigné de tes amis, mais sache une chose, c'est que pour moi, au fond de ton c½ur tu es toujours le même garçon sympathique, joueur, qui savait s'amuser et qui pensait qu'à jouer au basket, mais qui se fichait bien de gagner. Parce que c'est ça le basket David, si tu ne prends pas du plaisir à jouer, à ce que tu fais, alors à quoi bon faire rebondir le ballon ?
Je l'
ai regardé quelques instants, puis j'ai baissé les yeux à terre et j'ai marché jusqu'à chez moi. Repensant à tout ce que m'avait dit Julien, à tout ce que je ressentais...
Je me
suis allongé sur mon lit, fermant les yeux, me rappellant tous ces bons moments passés à la cité, avec Julien et les autres...
Ce
tte nuit-là je fis beaucoup de rêves : certains étaient des souvenirs, d'autres des cauchemars dans lesquels je me faisais taper dessus par des gars de la cité. Enfin j'ai également fait des rêves sur le match, c'était le plus important de la saison, ça commençait à me tourmenter.
Mardi 17h
.

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#Posté le samedi 14 juillet 2007 13:17

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 10:46

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